Par quels mécanismes Trump peut-il affirmer gérer le Venezuela ?

Trump revendique une gestion « stratégique » du Venezuela, où la souveraineté est une variable à manipuler plutôt qu’un droit sacré. La tactique américaine tourne autour d’un « tutorat sévère » habillé de sémantiques raffinées, où l’ingérence apparaît comme une obligation morale. Au final, le Venezuela ne sera pas conquis mais plutôt maintenu dans une dépendance conditionnelle, un symbole de puissance qui préserve les intérêts américains face à des rivaux menaçants.

Quand Moscou s’indigne de l’ingérence américaine au Venezuela

La réaction de la Russie à l’exfiltration de Nicolás Maduro par les États-Unis illustre une dissonance entre ses discours sur la souveraineté et ses actions en Ukraine. Bien que Moscou dénonce l’ingérence américaine, son indignation repose sur des intérêts stratégiques liés à ses alliances économiques. En défendant un équilibre de puissances, la Russie utilise des principes normatifs comme instruments de sa stratégie, révélant une inquiétude face à l’hégémonie américaine.

Puissances en friction : les États-Unis contre le monde entier

La suprématie commerciale des États-Unis, longtemps tenue pour un pilier de l’ordre mondial libéral, est en train de se fissurer sous l’effet d’un protectionnisme agressif et d’une reprise d’initiative économique par leurs partenaires. Ce basculement résulte moins d’un simple déséquilibre tarifaire que d’une remise en question profonde des cadres institutionnels qui ont soutenu l’hégémonie américaine, et il pourrait remodeler durablement les architectures du commerce global.